Les ouvriers et la culture
Comment est-il possible de s’intéresser à la culture Artistique ou littéraire après une journée de travail fournie en équipe, avec des horaires décalés ou même après avoir effectué une journée de travail tout à fait normale
La Roche S/ Foron le : 25 mai 2010
COMPTE RENDU DE LA COMMISSION « MONDE OUVRIER»
LE MONDE OUVRIER ET LA CULTURE
Intervenant : Louis Call-Futty
Étaient présents :
Mmes : Y.Brizion ; C.Chauvet ; A.Laffin ; M.Laperrière ; J.Ramus ; A.Valognes
Mes : J-C Brizion ; J-N Bourbon ; L.Charles ; J.Ramus ; H.Terrasson ; A.Valognes
Excusée : C.Donzel
• Un participant (ce n’est pas l’avis de tout le monde) déplore que « le monde ouvrier » ne soit pas ou mal représenté au PS.
• Culture : qu’est-ce que c’est ? Elle n’est jamais définie : il y a une lutte souterraine qui cache la lutte de pouvoir.
Pour l’opinion générale, la culture, c’est « quelque chose » de cultivé dont font partie les arts et les lettres. Cette culture alors n’appartient qu’à une certaine couche sociale. Ce cliché est un mensonge.
1) Les villes font une diffusion culturelle, par les arts et les lettres et ce dans un but mercantile. Cela entraîne une ségrégation car certaines couches de la population ne participent pas au jeu à ce genre de spectacle.
2) La création
Elle est fondamentale. Ce sont les petits groupes de musique, peinture, sculpture, etc…
La culture n’est considérée que si elle a une valeur marchande.
3) Le vécu collectif
Il y a des comportements, des vécus collectifs, dans les villages : traditions, rites et dans les usines : culture industrielle.
La culture est propre à chacun ; elle exprime les potentialités de chacun. Chacune, chacun de nous est un créateur.
4) Les connaissances
Les connaissances conduisent à la citoyenneté. Elle permet d’acquérir un sens critique, d’exercer des responsabilités.
Les connaissances théoriques telles que l’économie, la fiscalité passent par la pédagogie. Elles doivent être partagées.
Pourquoi donne-t-on à la culture cette définition étriquée ? Car tout ce qui passe par l’individu, et non par le marché entre autre, est contraire aux habitudes, entraîne de la contestation. Les régimes totalitaires combattent la culture car elle est subversive. Tous les régimes dont le nôtre attaque la culture (ex : c’est l’un des premiers budgets qui est diminué) Donc tout est politique.
Débat :
Il porte essentiellement sur un axe ( + 2 moindres)
Ouvrier :
Doit-on encore employer ce terme, auquel bien des ‘gens’ tiennent ?
Ne pourrait-on pas parler plutôt de salarié ? La structuration de la société est devenue différente. Les classes se sont mélangées. Il semblerait que la classe ouvrière n’existe plus : dans notre société moderne, on devrait, on doit parler de situation.
La politique aussi fait en sorte de diviser ces classes. Les idéologies sont moins structurées.
L’éducation
L’éducation nationale veut expérimenter dans certains collèges et lycées : cours le matin, sport l’après-midi. Tout en reconnaissant la pertinence du sport, dans certains établissements, pourquoi ne pas le remplacer par les arts, la création.
Les ‘jeunes’
Pour les jeunes, les mots famille, travail, argent, amour, amitié, éducation ont une toute autre signification que pour leurs aînés. Ils sont plus matérialistes, plus pragmatiques… un exemple, parmi bien d’autres : pour eux, famille = gîte, couvert ; travail : argent.
Il est alors difficile de les comprendre, mais il ne faut surtout pas faire d’eux un cliché négatif.
Un grand MERCI à Jean-Claude
à Louis
…et une suite à ce thème : culture et monde ouvrier, serait pour un bon nombre de participants, souhaitée



